Auteur – Stephen Shore

Stephen Shore a été un photographe très précoce. Encore adolescent certains
de ses clichés furent exposés au MOMA de NY ! C’est le photographe d’une
Amérique banale. Pourtant ses photographie sont extrêmement bien composées !
Aujourd’hui il est considéré comme un maître jouissant d’une vrai renommée
internationale …

Je vous propose 2 liens pour ouvrir des vidéos de Laurent Breillat et de
Thomas Hammoudi sur Stephen Shore. Je vous encourage vivement à les
visionner !

Livres Stephen Shore

Un article de Laurent Breillat (https://apprendre-la-photo.fr/) sur Stephen Shore :

“Je vous répète “assez souvent” ( 😀 ) que la culture photo est importante pour progresser, et je vous aide à avancer dans ce domaine le plus souvent possible, notamment avec les épisodes d’Incroyables Photographes.

L’un d’eux était à propos de Stephen Shore, un photographe qui a une place très importante dans l’histoire de la photographie.

Aujourd’hui, je voudrais revenir sur son travail, et vous expliquer concrètement comment le connaître m’a permis de mieux me comprendre photographiquement, et du coup d’orienter ma pratique photo.

C’est un exemple pratique de ce que la culture photo peut vous apporter. Evidemment ici je parle de mon cas personnel, donc peut-être que vous ce sera avec un autre photographe et que vos conclusions seront complètement différentes, mais peu importe : ce qui compte, c’est qu’à force de regarder le travail des grands qui nous ont précédés, on peut se situer par rapport à eux et guider notre évolution photographique.

Je vous laisse découvrir ça dans la vidéo du jour :

Ce que 2 livres de Stephen Shore m’ont appris sur ma photographie

Également, un lien avec une très intéressante présentation de Thomas Hammoudi sur les leçons de photographie de Stephen Shore :

Stephen Shore

Stephen Shore (né en 1947 à New York) est un photographe américain. Il est célèbre pour avoir participé à partir de 1972 à la reconnaissance de la photographie couleur comme art à part entière dans les musées et les galeries d’art aux États-Unis à une époque où le noir et blanc était encore prédominant.

Il considère qu’il existe deux sortes de photographe : l’analytique et le synthétique. Le premier analyse l’image et la structure selon ce qu’elle est dans l’espace physique. Le second crée l’espace de l’image et le structure selon ce qu’il veut analyser. Il met dans cette catégorie les peintres ou les artistes comme Jeff Wall. Il se considère comme un photographe analytique. Toute son œuvre est en fait une étude de la photographie. Ce médium est pour lui un lieu d’exploration pour des phénomènes uniques à la photo.

S’insurgeant contre l’esthétisme qui dominait la photographie américaine de l’époque, Stephen Shore refuse la sélection artistique. Tout mérite d’être photographié, sans distinction aucune. Son œuvre est ainsi constituée de magnifiques photographies de paysages aussi bien que de clichés des repas qu’il prend dans les hôtels miteux du Texas. Sa démarche était particulièrement novatrice en ce sens. Comme pour son contemporain William Eggleston, le choix de la couleur participe de cette lutte contre l’esthétisme, au profit d’un regard plus objectif sur la réalité vernaculaire de l’Amérique.

Autodidacte, il aborde précocement la photographie. À 10 ans, au moment où il commence à prendre des clichés, on lui offre le livre American Photographs de Walker Evans, qui l’influencera grandement.

À 14 ans, il rencontre Edward Steichen, alors administrateur du département Photographie au Museum of Modern Art (MoMA, New York). Il lui présente ses images et Steichen lui en achète trois.

À 17 ans, il rencontre Andy Warhol, et photographie la Factory et son monde de 1965 à 1968 – soit certainement les meilleures années.

En 1971, à 24 ans, une exposition lui est consacrée au Metropolitan Museum of Art. Il devient le deuxième photographe à être ainsi consacré de son vivant, le premier étant Alfred Stieglitz.

En 1972, commence à s’intéresser à la photographie en couleur

Deux ans plus tard, l’artiste décide de sillonner les États-Unis pour photographier son quotidien et les paysages. Il quitte alors New York avec un ami pour Amarillo, au Texas, vers l’Ouest… Fasciné par les paysages rencontrés qu’il voit défiler au fil de son périple , il décide de continuer l’aventure en solitaire et part découvrir le pays équipé d’un Rollei 35. Toujours dans l’état d’esprit de Kerouac et toujours dans le rituel du voyage il réitère ensuite cette expérience chaque année, il abandonne le Rollei 35mm pour une chambre photographique 4 x 5’’ bientôt remplacée elle-même par une chambre photographique 8 x 10. Il constitue au fil des années « Uncommon Places », une série d’images éditée en 1982, puis par Aperture en 2004. Véritable ethnologue, Stephen Shore collectionne aussi les clichés de motel où il dort. En outre, Shore considère la photographie couleur comme un art à part entière, ce qui est absolument novateur à une époque où le noir et blanc est de rigueur. Il est également influencé par les photographies de bâtiments industriels des Becher mais aussi et surtout par la démarche documentaire à la façon de Eugène Atget ou de Walker Evans. En attestent ses images qui présentent l’ordinaire : les banlieues anonymes, les coins de rue, les magasins, les parkings, les carrefours sans intérêt, Les enseignes de magasins et de rues, des maisons sans charme, une vitrine presque vide, des stations service, des chambres d’hôtel… caractéristiques du projet « Amarillo Tall in Texas ».

Stephen Shore est célèbre pour avoir participé à la reconnaissance de la photographie couleur comme art à part entière, à une époque où le noir et blanc était prédominant. Il considère qu’il existe deux sortes de photographe : l’analytique et le synthétique. Le premier analyse l’image et la structure selon ce qu’elle est dans l’espace physique. Le second crée l’espace de l’image et le structure selon ce qu’il veut analyser. Il met dans cette catégorie les peintres ou les artistes comme Jeff Wall. Il se considère comme un photographe analytique. Toute son œuvre est en fait une étude de la photographie. Ce médium est pour lui un lieu d’exploration pour des phénomènes uniques à la photo. S’insurgeant contre l’esthétisme qui dominait la photographie américaine de l’époque, Stephen Shore refuse la sélection artistique. Tout mérite d’être photographié, sans distinction aucune. Son œuvre est ainsi constituée de magnifiques photographies de paysages aussi bien que de clichés des repas qu’il prend dans les hôtels miteux du Texas. Sa démarche était particulièrement novatrice en ce sens. Comme pour son contemporain William Eggleston,le choix de la couleur participe de cette lutte contre l’esthétisme, au profit d’un regard plus objectif sur la réalité vernaculaire de l’Amérique.

Shore analyse et structure ses images dans leur espace physique avec une géométrie impeccablement maitrisée et parfaite. Il photographie astucieusement les éléments en construisant ses photos par couches successives, en lignes horizontales ou verticales de façon à mettre en valeur toutes les choses ordinaires du quotidien. Les variations subtiles de formes, de lumière, de couleurs d’une puissance incroyable, produisent des clichés éblouissants et richement descriptifs. Son approche analytique et le sentiment de plénitude qui émane de ses photographie est proche de l’esthétisme d’Edward Hopper.

Les instantanés de Stephen Shore imposent un échange frontal et direct entre le spectateur et le sujet : c’est ce qu’il appelle trouver « l’expérience immediate », « Regardez ce microphone en face de moi, interpelle-t-il. Beaucoup de photographes chercheraient à le contourner, pour éviter qu’il n’apparaisse à l’image. Moi, au contraire, je le laisse là où il est. »

Dans ses clichés, les étendues sauvages sont barrées de poteaux électriques, panneaux de signalisation et affiches publicitaires, Shore lorgne délibérément vers une esthétique amateuriste dans ces portraits pris au flash où une ombre large se découpe à l’arrière-plan. Tout n’est que surface : il n’y a rien à voir, rien à comprendre, au-delà de ses rues désertes ou animées, baignées de soleil, s’étendant à l’infini. La lumière et ses reflets semblent constituer le seul véritable objet de ces photographies où l’homme n’est présent que par touches.

Dépassionnée en ses produits, la photographie de Stephen Shore n’en brise pas moins parfois ses propres principes de neutralité : lorsqu’il photographie la rue poussiéreuse de El Paso au Texas ou le parking ruisselant d’Okhaloma City, il sait magnifier la lumière chaude d’un après-midi d’été ou le crépuscule rougeoyant en sa fin, non sans exprimer le sentiment d’étrangeté qu’il éprouve à la vue de ces non-lieux. Chez Shore, il ne s’agit pas de construire un objet, mais d’extraire du monde préexistant un fragment particulièrement signifiant, où les traits du monde présentent une harmonie particulière mais éphémère.

À l’instar de Warhol qui affirmait peindre comme une machine, Stephen Shore met au cœur de sa recherche des “signes d’indifférence”, une distanciation certaine par rapport aux modèles photographiés, une quête de la banalité. La prise de vue systématique, à intervalles réguliers, n’attend pas de saisir un instant décisif, mais propose une lecture séquentielle de la vie de cet atelier phalanstère, en saisit la pulsation essentielle, au rythme des répétitions du Velvet Underground.

« J’enregistrais ma vie. C’était le journal visuel d’un voyage à travers le pays. Quand j’ai commencé ce périple, j’avais beaucoup d’idées sur ce que j’allais faire. Je ne voulais pas faire d’instants décisifs. Henri Cartier-Bresson avait forgé cette expression pour désigner certaines rencontres visuelles exceptionnelles, mais j’étais plus intéressé par la banalité. Je voulais rester visuellement conscient au fur et à mesure que la journée avançait. » Stephen Shore

« Certaines photographies sont opaques. Le spectateur est arrêté par le plan de l’image. Certaines photographies sont transparentes. Le spectateur est entraîné à travers la surface dans l’espace illusionniste de l’image. » Stephen Shore

Publications

1982 : Uncommon Places, Aperture (ISBN 0-8938-1101-7)

Essex County, (ISBN 159005041X)

1985 : The Gardens at Giverny, Aperture (ISBN 0-8938-1114-9)

1995 :

Stephen Shore: Photographs 1973 – 1993 (ISBN 3-8881-4647-X)

The Velvet Years, Andy Warhol’s Factory, 1965 – 1967 (ISBN 1-8579-3323-0)

1999 : American Surfaces, Phaidon (ISBN 0714845078)

Traduction française : Surfaces américaines, Phaidon (ISBN 0-7148-9461-3)

1998 : The Nature of Photographs, Johns Hopkins University Press (ISBN 0-8018-5719-8)

2004 : Uncommon Places, the complete works, Aperture, édition augmentée et mise

à jour (ISBN 1-9317-8834-0)

Expositions en France

1978 : Rencontres d’Arles, France.

2010 : Rencontres d’Arles, France.

4 réponses sur “Auteur – Stephen Shore”

  1. Bon et bien moi je vais mettre un grand coup de pied dans la fourmilière au risque de m ‘attirer les foudres de certains…A la vue de ce qui est présenté dans cette série je ne vois pas en quoi Shore serait un ” grand photographe ” …désolé…il me semble que n ‘importe qui même débutant peut en faire autant voir mieux . Ou est le talent ? Parlez moi des Sief Salgado Depardon et autres …le talent y est ! Certaines images sont même cadrées à ” l ‘arrache ” ( des endroits coupés… ) Je ne dis pas que c ‘est nul certes …pour moi cela est plutôt moyen …
    Voilà mon point de vue . Hugh ! J ‘ai parlé !

  2. Bon il est vrai que certaines images sont plutôt réussies mais je dis bien certaines …

  3. De même je reste perplexe devant certaines images …Jacques Filiu est un grand fan de Stephen Shore..
    son commentaire sera intéressant…

  4. Je suis d’accord avec les commentaires précédents. Je trouve aussi que sa réputation internationale est surfaite.

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